19/05/2016

 

LE CAPRICORNE

POUVOIR DE REALISATION – COORDINATION - AMBITION

CARDINAL - TERRE

 

A ce dixième signe, l’engagement ne se fait que dans un souci de concrétisation. Ses caractéristiques sont le sens des réalisations et des réalités. On le dit ambitieux, ce qui est logique, venant après le SAGITTAIRE dont il concrétise les idéaux. Son ambition est de réaliser, il ne se préoccupe pas des hommes, ni de lui-même, ni des éléments qui freinent son action. Ce qui n’est pas dans ses vues ne l'intéresse pas. Il a parfois une attitude qualifiée de calculatrice, voire « inhumaine ». Il n'est pas un novateur, il expérimente sa volonté de construire sur un terrain sûr et lorsque il sait qu'il peut en être le réalisateur car, même en connaissant ses limites, il a confiance en lui. CAPRICORNE, s'il se laisse tenter par l’inconnu, il prend suffisamment de garanties pour que cet inconnu ne le déstabilise pas. L’effet de surprise qui lui ferait perdre ses points de repères ne lui convient guère. Reconnaissant ses limites, il s'environne de personnes fiables, capables de mener à bien ses entreprises. Il est donc un bon entrepreneur, un bon coordinateur dans tous les domaines envers lesquels se porte son intérêt. Le CAPRICORNE réalise, il ne se préoccupe pas de « se réaliser ». A ce dixième signe, il ne doit plus y avoir de glorification personnelle. Son MOI individuel s’est complètement identifié aux autres dans une action sociale. La fonction de chef, de directeur qui, de l’extérieur, donne une impression de toute puissance, avoisine une forme d’esclavage consenti. S'il ne vit pas son Cardinal, ni ses facultés de réalisations il s’ensuit des frustrations. Si la Terre se vit au détriment du CARDINAL, il reste dans ses peurs et l’étroitesse qui l'amènent à quitter les valeurs sociales pour vivre en ermite. Si le Cardinal se vit au détriment de la Terre, il ne cesse de s'engager sans jamais réaliser. Il s'épuise à ne rien faire et en rend les autres responsables. L’impression d’inutilité et d’inefficacité peut le mener à la neurasthénie. Il est rare que le côté Cardinal soit définitivement figé. On le dit dur, ce qui l'étonne toujours. Bien sûr, il sait qu'il l'est avec lui-même… Pour lui « la fin justifie les moyens » à l’exclusion de toute autre considération. Il se préoccupe davantage du présent que du passé. La sensibilité n’est pas son fort, ce qui lui permet de prendre de la distance par rapport au monde et d’agir efficacement. Au CAPRICORNE, il s'établit dans une profession qui se veut stable. Il ne fait que déplacer son centre, son foyer dans un plus grand territoire. La famille n’est pas toujours celle du sang mais également celle de l’esprit. En CAPRICORNE réalisé il doit veiller à ne pas se dessécher dans ses fonctions sociales, au détriment de ses proches. Toutefois, ses sentiments et ses émotions sont tenus en réserve, supplantés par le fait que le travail ne lui laisse pas le temps de se laisser submerger par ses états d’âme. Il doit comprendre que rien n’est stable, tout est en continuelle évolution : la vie ne permet pas l’immobilisme. Le fait de reconsidérer sa vie peut être vécu comme un drame. Il est bon de revoir ses certitudes avant d’espérer agir en futur bâtisseur.

Le CAPRICORNE quoique Cardinal et Réalisateur, est néanmoins Réceptif par l’élément Terre qui le compose.

 

 CAPRICORNE ASCENDANT BELIER

 

Peut on imaginer deux natures plus contraires, deux rythmes plus opposés. D’un côté la secondarité la plus extrême, de l’autre la primarité la plus absolue. Ces deux signes ont en commun d’appartenir au règne des Cardinaux (LA FORCE ET LA PRUDENCE), c’est à dire des signes marqués par un rapport à l’exigence, à l’essentiel, à la spontanéité, à la franchise. En lui s’allient la spontanéité, la volonté, l’action à la réflexion, le naturel, et l’authenticité. le CAPRICORNE-BELIER avance sur deux temps différents. A l’extérieur, il change vite, évolue, manifeste sa violence et sans doute cela lui permet-il d’extérioriser davantage ses passions, de les réchauffer, d’agir plus vite, de bousculer davantage et de se bousculer lui-même. En revanche, le CAPRICORNE lui met dans la tête le plomb qui lui est fort utile, tout en favorisant une prise de distance, une analyse plus fine des sentiments eux-mêmes, au point parfois de provoquer, de déranger, de bousculer les autres. Car les points de rencontre des deux signes se font sur la franchise, le goût de la vérité, les défis. Plus de brutalité sans doute, et moins de misanthropie. Pour l’action cette combinaison peut être des plus heureuses, le BELIER pousse le CAPRICORNE. Le CAPRICORNE canalise le BELIER . D’un côté il décide vite, de l’autre il mène à bien. il commence et il achève. La force ne lui manque pas, ni la force de caractère ni la force brute. Moins prudent que le pur CAPRICORNE, il sait quand même calculer les risques. Le CAPRICORNE retient un peu la fougue du BELIER. Le vieillard saturnien peut se régénérer auprès du juvénile BELIER. En amour la passion refoulée et maîtrisée peut se vivre dans un plus facile dévoilement, un plus grand mépris des conventions. La revendication du bonheur est moins culpabilisée. La force de s'opposer aux obstacles, aux contraintes, le courage de se battre en brandissant son épée sont là. Il cède moins volontiers qu’un autre à la tentation, mais a parfois des jugements à l’emporte-pièce, des condamnations sans appel, au nom d’une vérité et d’une conviction qu'il veut absolues. Disons aussi qu'il doute moins qu’un autre. Le CAPRICORNE retient-il les élans du BELIER ? rien n’est moins sûr, car il est trop heureux de trouver en lui-même ce moteur dynamique qui accélère son rythme propre et renforce sa confiance. Dans cette association, il gagne en courage, en jeunesse, en générosité active en dévouement ce qu'il perd en diplomatie, en sagesse et en tempérance. Physiquement, il peut être sujet à de violents épuisements et à des remontées spectaculaires. Il a tendance à en faire trop, à dépasser parfois les limites de ses forces.

CAPRICORNE ASCENDANT TAUREAU

 

Deux signes proches l’un de l’autre. le TAUREAU, par ses valeurs vénusiennes, égaie le CAPRICORNE, accentue son charme, son aspect calme et posé. Sa force aussi. Cette combinaison terrienne lui donne une grande puissance, une sorte de foi païenne qui donne le pouvoir de soulever des montagnes. Son intériorité est grande. Aimable, mais ne se livrant pas, il ne va pas au devant des confidences et pourtant il les attire parce qu'il rassure, on lui fait confiance. On lui fait crédit. s'il prétend savoir, on le croit. Parfois cette association joue dans le sens des valeurs terriennes à l’excès : il est possessif, il thésaurise, est méfiant, extrêmement prudent, tout cela peut d’ailleurs favoriser la lente élaboration de sa fortune. Il peut devenir un avare dévoré d’égoïsme, ne croyant qu’à ses investissements terriens, gérant son bien, son cœur et son énergie avec le même esprit d’économie, s'enfermant avec l’âge dans une retraite campagnarde très confortable mais sans beaucoup de contacts, sans beaucoup de joies, si ce n’est celles réelles et profondes d’un authentique accord avec la nature. Si les valeurs altruistes l’emportent, il est un sage, gérant ses biens de façon avisée, il consacre sa vie à son labeur, à la science, confiant en sa stabilité, en son honnêteté, en sa conscience professionnelle qui lui vaut l’estime de tous. On lui demande beaucoup et il donne à bon escient. En amour, sa vie est rarement très heureuse. Sauf s'il se marie jeune avec quelqu’un qu'il connaît bien et qu'il estime plus encore qu'il ne l’aime. Il met toute sa patience et sa ténacité dans la construction de son édifice quotidien qu'il veut solide et durable avec une famille, des enfants, de la terre. Ou bien il se laisse épuiser par ceux qui lui prennent plus qu’ils ne lui donnent. Il est le père nourricier, le père infirmier, le père enseignant. Le jour venu cela lui vaut beaucoup de solitude. Il peut se laisser dévorer par le travail au détriment du reste et ne pas savoir exprimer sa frustration. Il lui faut une nourriture sensuelle riche et renouvelée. Ce sont deux signes d’avidité, deux signes d’oralité, à peu près insatiables, ce qui l'expose perpétuellement à des frustrations. Le CAPRICORNE empêche le TAUREAU, par son exigence de n’en faire qu’à sa tête, ou qu’à son corps. Le mélange le rend fidèle, pour peu que le temps lui manque, et il tient à l’autre. Physiquement, la combinaison est solide, robuste, avec une tendance à ignorer que le surmenage a des limites.

CAPRICORNE ASCENDANT GEMEAUX

 

L’association tend à cérébraliser le CAPRICORNE, mais elle est difficile. L’un se refuse à toute attitude ludique et l’autre ne survit que par le jeu. L’un s’accroche à une forte identité qu’il construit patiemment en tendant vers un but unique. L’autre court après une identité morcelée, dispersée, instable et qu’il se refuse précisément à figer ou à enfermer. Bien vécue toutefois l’association est complémentaire. Le vieillard capricornien est ici rajeuni, rafraîchi par l’adolescent GEMEAUX. D’un côté il pense de façon forte, construite, structurée, de l’autre il pense vite et à plusieurs choses à la fois. La souplesse des GEMEAUX, sa mobilité, vont le contraindre à bouger. Il est sérieux, grave, conscient des choses, et le GEMEAUX, le rend un peu plus irresponsable, cynique et opportuniste. Ça lui complique les choses parfois mais l’alliance va dans le sens de l’intelligence et de la lucidité. Une de ses contradictions est le refus du gaspillage et la tentation de la gratuité, la prudence saturnienne ramène le jeu à une équation solitaire. Il ne faut pas s’attendre à ce qu'il fasse beaucoup de cadeaux à ceux qui l'entourent. Il y a en lui une certaine franchise provocatrice, voire un peu sadique, où il ne s'épargne pas lui-même. Sa lucidité peut même devenir coquetterie intellectuelle. Parfois, cette association peut accroître son sens de l’observation, son talent d’écriture, son acuité de jugement. C’est l’association du brio et de la profondeur, de la logique rigoureuse et de la réflexion intuitive. En amour, il gagne ici du confort affectif en y perdant un peu de passion. Trop lucide pour se faire l’ombre d’une illusion mais prêt à jouer l’instant, en le faisant durer, finalement, plus qu'il ne s'en croit capable. Mais il peut aussi vivre cette contradiction en réunissant dans son cœur Alceste et Célimène. Cela peut déboucher sur des compromis, des zones de fidélité entrecoupées d’incartades sans lendemains. Le CAPRICORNE l’emporte car il est plus lucide sur l’aspect absurde de ses besoins et de ses manques, prêt à se fâcher contre lui-même, mais aussi plus adaptable, moins tragique, plus sensible au dérisoire et plus riche en humour. Avec cependant plus de fragilité nerveuse, un moins bon contrôle de ses émotions et de ses réactions. Physiquement, il risque de s'épuiser plus vite qu’un autre. Il lui faut plus de changements, de mobilité, et mieux connaître ses propres limites. Il peut y avoir des rhumatismes au niveau des membres supérieurs, parfois de l’asthme et des maladies respiratoires. Avec une bonne hygiène de vie et pas trop d’agitation noctambule, il doit bien se porter. S’il y a maladie, il faut s’interroger sur son origine psychosomatique.

CAPRICORNE ASCENDANT CANCER

 

Deux signes opposés, mais aussi deux signes complémentaires. Chacun représentant la nuit de l’autre. Le CANCER apporte au CAPRICORNE une tendresse plus spontanée, moins contrôlée. Si ses deux signes vivent bien ensemble, il a en lui de l’harmonie, un équilibre entre ce qu’il y a de responsable et d’adulte chez le CAPRICORNE et ce qu’il y a d’innocent et d’enfantin chez le CANCER, plein de poésie et de fraîcheur d’âme. On trouve en lui plus d’imagination et de liberté d’expression. Mais si cela se vit dans la contradiction, on assiste à des passages de l’un à l’autre, aussi imprévisibles que déconcertants, à des accès de tendresse et de passion suivis de brusques replis sur soi et de mouvements de pudeur. Il a des gestes maternels mais avec le désir de contrôler l’autre. Parfois il fait l’aveu de son besoin de protection, d’un désir de prise en charge puis, soudain il prend la situation en main et assume toutes les responsabilités. Il veut se rendre indispensable et a parfois envie de se décharger de tout sur les autres. L’ensemble donne beaucoup d’attachement à la maison, au cadre de vie, renforce l’aspect nourricier, le plaisir d’accueillir, de mettre à l’aise (alors que le côté CAPRICORNE peut être ressenti comme distant). Parfois, le don d’intimité du CANCER l’emporte sur la froideur apparente du CAPRICORNE. Beaucoup de franchise et peu de diplomatie dans la mesure où le besoin de vérité se fait intensément sentir. Une tendance à régenter, à organiser la vie des autres. Parfois aussi il a tendance à pratiquer le chantage affectif. Les deux signes appartiennent à l’axe de l’hypocondrie avec ce que cela suppose de dépendance et de masochisme. Bien vécu, il s'intéresse à la santé des autres, à leur équilibre physique et psychique. Mal vécu, il vit dans la crainte de la mort, de la maladie et toutes les formes de régression. La tentation fondamentale du CANCER est de revenir dans le giron maternel, se faire prendre en charge, alors que le CAPRICORNE condamne cette attitude et marque sa volonté d’un passage à l’état adulte. Sauf en cas de dépression, il peut amoindrir ses angoisses en s'occupant des autres pour échapper au besoin d’être protégé. Il accepte sa faiblesse, ses besoins affectifs, mais son côté CAPRICORNE souhaite les dépasser, sinon les éliminer. La passion se vit alors tour à tour sur le mode masochiste, avec de brusques distances, des éclairs de lucidité qui d’un seul coup cassent le miracle fusionnel tant désiré. Beaucoup de nostalgie, un fond de tristesse. Toujours le rêve d’un paradis perdu, de cette sécurité maternelle perpétuellement regrettée. La répression cancérienne s’ajoute à la frustration capricornienne et peut parfois aboutir à la mélancolie.

CAPRICORNE ASCENDANT LION

 

C’est une étrange et déconcertante alliance. Le narcissisme du LION aide sans doute le CAPRICORNE à mieux s’accepter. A tenter du moins, d’affirmer sa supériorité sur les autres. C’ est l’alliance de deux orgueils d’essence différentes, qui rendent l’échec intolérable. La « barre » est haut placée, presque impossible à franchir, au risque de ne rien tenter du tout ou de se leurrer sur ses vrais désirs : l’orgueil du CAPRICORNE s’asphyxie dans l’air raréfié des cimes. L’orgueil du LION a besoin de régner, d’imposer sa volonté et sa loi. Lorsqu'il accède au sommet, il ne peut s'empêcher de douter qu'il soit bien, lui l’objet de tant d’honneurs et de tant d’attentions. Il se rassure en affirmant que tout est bien ainsi et que c’est à son seul mérite qu'il doit l’admiration qu'on lui témoigne : à la fois plus conscient qu’un autre de ses vertus et plus prompt à les nier, ne serait-ce que pour mieux entendre le doux bruitage des louanges. L’humour ne perd pas ses droits. On peut quand même rire sous cape. Comme il est honnête, il travaille comme un fou pour être à la hauteur de sa réputation. Il ne cache pas son ambition dévorante. Il affirme bien haut qu’il vaut mieux s’attaquer à la Neuvième Symphonie de BEETHOVEN qu’au dernier « tube de l’été ». Il ne redoute pas la gloire, il supporte mal de tomber de son piédestal et a alors tendance à ressasser ses souvenirs, à évoquer sans cesse le temps heureux de ses lauriers. Son éthique est rigoureuse. On peut compter sur sa parole, sur son engagement. S'il est plus narcissique qu’un autre CAPRICORNE, il l'est beaucoup moins qu’un LION et le besoin qu'il a d’une image de soi supérieure le conduit à tout faire pour mériter l’estime et la confiance des autres. Il travaille d’arrache-pied, avec une puissance peu commune. Il assume les responsabilités et la gloire à laquelle il accède parfois, lorsqu'il a atteint le pouvoir recherché, car il en a le goût. Il sait que nul autre que lui ne peut mener à bien la tâche qui lui est assignée. s'il rencontre un jour l’échec, il donne le navrant spectacle de celui qui continue à nourrir chimères et regrets. Il refuse souvent de prendre conscience de ses erreurs et s'abrite derrière un bouc émissaire, a qui il donne un nom et un visage, ou il s'en prend à la fatalité. Il refuse aussi, souvent d’admettre qu’on ne peut à la fois être et avoir été. C’est sans doute lui qui a le plus de mal à renoncer. Mais si son courage et son énergie demeurent intacts, il est capable de remonter toutes les pentes. Il peut aussi conserver et faire partager une image de lui-même que le temps ne flétrit pas, ou poser les fondations de son œuvre de telle sorte que celle ci lui survive. En amour la lutte est âpre entre la culpabilité qu'il ressente à revendiquer une attention permanente de l’autre et le besoin d’être reconnu là où profondément il croit mériter l’estime, l’affection et le dévouement. Ces deux signes ensembles promettent force, énergie, courage, vitalité. Le système cardiovasculaire exige cependant une surveillance, à cause de la prédisposition naturelle du LION aux troubles cardiaques et la tendance CAPRICORNE à l’artériosclérose.

CAPRICORNE ASCENDANT VIERGE

 

Deux signes qui font alliance dans le sens de l’intériorisation, du doute de soi, du besoin de sécurité affective aussi bien que matérielle, et de l’intelligence analytique. Mais aussi deux signes capables de transcender leurs besoins, de se dépouiller des oripeaux de l’artifice. Ils peuvent se vivre sur deux modes radicalement différents, à partir de la même composante : ou bien il s'enferme, se replie sur lui-même, se rétrécit, se cache, ne surmonte pas ses inhibitions, s'englue dans la peur et se surprotège du risque. Il s'enlise alors dans l’égoïsme sans rien pouvoir donner aux autres tant il redoute qu’on lui prenne quoi que ce soit. Ou bien alors il prend de bonne heure conscience de cette menace qui peut l'enfermer à jamais et il tend la main vers les autres, il prend la parole, tente de se faire entendre et reconnaître, passe à l’altruisme et au dévouement le plus remarquable. Deux signes consciencieux, soucieux de l’opinion des autres mais plus sévères encore envers eux-même qu’envers autrui. Plus misanthropes aussi, plus sceptiques et vulnérables à la fois, partagés entre le désir de se constituer un univers immuable et sûr et celui d’échapper à leur prison, éventuellement en se mettant lui-même en péril. Comme si cette alliance des deux signes les plus sages, les plus raisonnables incitait, pour pouvoir au moins s’entendre exister, à courir au devant de quelques folies, à frôler la démesure, à se mettre en danger. Mais en amour, rares sont les moments où il se sent compris, ou on l'aide à sortir de sa coquille, ou on le viole, selon ses désirs et ses terreurs. Pourtant quelle reconnaissance à l’égard de ceux qui savent deviner sa secrète aspiration : qu’on l'aide à sortir de lui-même, qu’on aille au devant de lui alors que lui–même ne peut faire un pas, qu’on le fasse rire, qu’on le délivre. Parfois il choisit le couvent ou l’exil. Ou encore le plus réel désintéressement, le plus vigilant altruisme. Excellente structure, par exemple, pour le médecin qui passe ses nuits au chevet de ses malades, tentant de se réconcilier un peu avec cette image de lui-même qui lui déplaît grâce au sentiment d’être utile. Ou bien encore, sa nature VIERGE se met efficacement au service de l’ambition capricornienne, en lui apportant toutes ses qualités de conscience, voire de perfectionnisme, de rigueur, de précision, d’ordre, d’honnêteté. Il n'est jamais très indulgent pour les faiblesses humaines. Pas plus pour les siennes que celles des autres. Il n'est jamais complaisant pour personne. s'il a du génie, si Neptune le visite, il dénonce la « comédie humaine » jouant du scalpel avec la précision du chirurgien qui ne laisse rien au hasard. Plus qu’un autre CAPRICORNE, on peut dire de lui qu'il lutte toute sa vie pour se trouver une foi qui l'aide à survivre, lui qui jamais ne parviens à se faire d’illusions. mais plus qu’un autre aussi, il doit lutter contre des blocages essentiels. Il ne peut y parvenir que par l’intelligence et la lucidité. Ses faiblesses physiologiques sont d’ordre digestif, mais il a de la discipline et apprend généralement à bien se nourrir et sait éviter les excès.

CAPRICORNE ASCENDANT BALANCE

 

Le voilà bien, le plus écorché vif, le plus vulnérable, le moins cuirassé. Lucide par le CAPRICORNE mais romantique par la BALANCE, il ne se résigne jamais à être mal aimé. Ses frustrations resurgissent à chaque instant, devant le moindre rejet, le moindre abandon. Lâche devant les affrontements qu'il supporte mal, il se punit sans cesse de ses hésitations et de ses atermoiements. Il a si peur de déplaire qu'il se surprend sans cesse en flagrant délit de compromissions, lui qui les condamne toujours volontiers. Afin d’être aimé, il se met en quatre pour les autres, ne sait jamais dire non, mais souffre de ne jamais recevoir ce qu'il attend: c’est à dire d’être reconnu là où il sait exister, avec cette sensibilité vibrante qui est la sienne. Il possède plus qu’un autre cette nature hypersensible et passionnée qui tente de se contrôler, qui fait appel à l’orgueil pour se protéger contre ses propres faiblesses. Les deux signes appartiennent pourtant au règne des Cardinaux. Ils se rejoignent dans une intransigeance qui surprend. Un souci de justice, un attachement à l’équité qui le rend exigeant pour ceux qu'il aime, bien plus que pour le troupeau des indifférents. Comme si cela aide à exiger de lui-même davantage, comme si cela protégeait contre ses propres faiblesses. Il peut avoir des dons artistiques, sa sensibilité s’épanouit alors et le Moi s’affermit, permettant parfois de manifester beaucoup de force dans l’adversité. mais il peut être aussi courtisan, diplomate, celui qui met son savoir-faire et son doigté au service de la vie sociale, parfois même ses affaires. S'il a du mal à se faire reconnaître dans ses aspirations sentimentales, au moins, il est soutenu dans ses ambitions et admis dans la société dont il a accepté les règles du jeu. Mais, il est rare qu'il se défende bien lorsqu'il est attaqué de front. Il n’y parvient qu’en louvoyant, en gagnant du temps, en usant de son charme, recherchant des alliances et les exploitant. Bien des choses vont dépendre de son enfance. Protégé, il apprend facilement à tirer les ficelles, à manipuler les autres pour satisfaire son confort. Traumatisé, blessé dans ses affections premières, il mobilise plus souvent son énergie pour colmater les brèches tant bien que mal. Il a beaucoup de charme. Il cherche à séduire, et à se faire aimer. Il touche par ce mélange de pudeur et de passion, de lucidité et d’aspiration à l’amour absolu. Si on l'apprivoise, si on le devine, si on le comprend, on ne tarde pas à l'aimer. Mais on ne le lui dira jamais assez, sans doute parce qu'il interdit le mot d’un regard, par peur de l’émotion dévastatrice que l’on risque alors de soulever en lui. Il minimise toujours un peu ce qu'il ressent, de crainte de se prendre lui-même au sérieux. Sur le plan pathologique, attention aux calculs rénaux, aux coliques néphrétiques, aux lithiases rénales et aux ennuis de vessie.

CAPRICORNE ASCENDANT SCORPION

 

Formule très intéressante parce qu’elle permet au CAPRICORNE d’extérioriser sa violence, d’exprimer son intensité, de laisser parler le feu du volcan, d’aller jusqu’au bout de lui-même. Le CAPRICORNE-SCORPION a plus de courage que les autres pour dire, pour faire face, pour endurer. Il est plus intransigeant encore que les autres. Son caractère ne passe jamais pour facile. Il s'acharne parfois contre ses ennemis au-delà de ce qu’ils méritent. Il ne craint pas de les tuer par la dérision ou le ridicule. Il a moins que d’autres besoin de séduire et de plaire. Une secrète nourriture à son orgueil, une jouissance auto-sadique très subtile. Sans complaisance envers lui-même, il se reconnaît néanmoins une vertu : celle qui le pousse à contraindre les hommes à se voir tels qu’ils sont. Il dénonce les illusions et les faiblesses des autres, mais n’a aucune indulgence pour les siennes. Il ne supporte aucun mensonge, sauf si cela sert son besoin de pouvoir et s'il assume un certain machiavélisme. Il ricane parfois, caustique, ironique. S’il y a derrière tout cela la souffrance et l’obsédante présence de la mort et de la destruction, la conscience aiguillonnante du néant à venir, jamais, il ne geint. C’est la révolte ou le mépris, plus souvent encore la solitude des orgueilleux, le sens du tragique, l’auto-sadisme. Jamais satisfait de lui-même, il est capable de détruire ses propres œuvres parce qu'il a le sentiment de ne jamais atteindre son but avec tant de volonté et de patience. Il est un acharné, il ne cesse de se battre, il sait bien que c’est la mort. Il possède une réserve d’énergie extraordinaire. Énergie psychique, énergie physique. Énergie qui s’alimente de sa propre insatisfaction. Ne jamais se contenter de l’acquis, ne jamais rien accepter, se révolter et savoir que cette révolte ne sert à rien, tel est son combat, lui qui est plus véhément ou plus sauvage que les autres. Désabusé ? Blasé ? Non, il est un lutteur qui n’abandonne jamais le combat même s'il sait que la mort en est l’issue. Et il a de la patience. Il se donne le temps. Ce qui lui importe, c’est le cri, la protestation qu'il lance contre le ciel parce qu'il se sait condamné, ou damné, ou floué dès le départ. On ne l'aime guère. Même si parfois il séduit ou fascine, il inquiète et dérange. On le craint parce qu'il a la dent dure et le regard aigu. On ne peut l'acheter et il se moque de déplaire. En amour, bien sûr, on voit mal comment le bonheur pourrait aisément pousser sur ce terrain aride, et qui pourrait supporter cette hautaine exigence. Il peut alors choisir d’être seul, d’aimer les chats plus que les humains ou de tromper ses frustrations avec des passions moins humaines : l’art, la religion, la philosophie. Ou choisir le chemin inverse et plonger dans le mal. Derrière tout cela, on retrouve le même aveu de faiblesse, avec la blessure que rien ne peut refermer, jamais. La force précisément, consiste à le transcender, à l’utiliser à bon escient. Il est solide comme un roc, malgré toute l’énergie qu'il peut mettre à flirter avec la mort et la destruction. Lorsque il s'en approche, un puissant instinct de conservation le remet debout, qu'il le veuille ou non.

CAPRICORNE ASCENDANT SAGITTAIRE

 

C’est probablement lui qui a la plus grande revendication vitale. Un côté brut dans la parole comme dans le geste, mais sans agressivité réelle. Un besoin d’abord de laisser sa force s’exprimer, sortir de lui. La tendresse, il l’exprime souvent comme ça, à travers des élans très physiques, par pudeur et aussi par impudeur parce qu’il y a une force qui sort du plus profond de lui-même. Peut être supporte il plus mal que les autres les frustrations auxquelles il se heurte parce qu'il a plus qu’un autre, sinon le goût du moins un certain instinct du bonheur, de la vie, du plaisir, de la jouissance, et que son émotivité est très intense, parfois dévastatrice. Il a horreur de la tiédeur des sentiments pasteurisés qu’on lui propose. Alors, il a envie de cogner sur les autres, et alors la tentation de cogner sur lui-même déferle sur lui comme un orage. Il est un passionné séduit par l’anarchie, avec la vision romanesque qu'il en a. Le feu sagittarien qui réchauffe le CAPRICORNE ne peut être entretenu que par des bûches affectives et c’est là sa faiblesse. Habituellement plus chaleureux que le CAPRICORNE pur. Il inspire confiance et on va vers lui. On s’en remet à lui. Alors il prend en charge, trop heureux d’exister pour quelqu’un. La dualité est forte entre le SAGITTAIRE mobile, aventureux, voyageur, répétant « on n’est bien qu’ailleurs », et le CAPRICORNE enraciné, monolithique, prudent et pétrifié. Si on l'entraîne, il suit, trop heureux d’avoir été délogé de sa tanière. Mais si personne ne vient le chercher, il a du mal à bouger. Parfois si le SAGITTAIRE s’emballe, se sent prêt à faire le grand saut, à commettre enfin la folie libératrice, le CAPRICORNE lui impose de rester tranquillement au chaud et lui déconseille tant d’agitation. Cette dualité, il la ressent très fort. Il se plaint de l’émotivité que donne le SAGITTAIRE et de la lenteur du CAPRICORNE à la maîtriser. Le sentiment, toujours, que les blessures s’accumulent, que les cicatrices se rouvrent toutes ensembles, et même les plus anciennes, chaque fois qu’un nouveau coup le transperce. Et cette horreur de la vulnérabilité qu’il faut admettre. Et la joie de savoir à travers cette souffrance qu'il est un être vivant. C’est la passion, et elle seule, qui maintient en vie. Mais comme le renoncement, alors est difficile. Il faut donc se résigner à trouver des raisons de vivre dans la création, le coup de poing, l’aventure, hors de soi. Longue conquête pour qui a envie d’exiger le bonheur comme un dû. Il a quelque chose d’un Pygmalion : aider son prochain, satisfaire sons côté missionnaire, être aimé à tout prix, fût-ce à celui que dans son orgueil il trouve bien trop élevé. Ou viser plus haut, au-delà de lui-même, quand le CAPRICORNE ne retient pas trop le bras du centaure prêt à lancer sa flèche. Il a de la difficulté à se trouver des motivations pour aller de l’avant si la foi disparaît. Il lui faut une force supérieure qui le tire. Peut être l’ambition, ou un but qui fait croire à une contribution quelconque au bien commun. Le SAGITTAIRE compense-t-il les frustrations du CAPRICORNE ? Dans la mesure où il le rend moins misanthrope, plus optimiste, plus confiant sans doute. Mais l’émotivité est là, toujours comme un piège tendu. Et si la vie se refuse, si la confiance en l’avenir disparaît, reste-t-il quelque chose ?

CAPRICORNE ASCENDANT CAPRICORNE

 

Un double CAPRICORNE. Des angoisses bien contrôlées, bien dissimulées sous le masque de la dignité. Mais comment se fait-il qu’on y somatise plus qu’ailleurs, qu’on s’y maltraite plus qu’ailleurs dans le secret de son corps, qu’on s’y alcoolise parfois, qu’on fuie la solitude dans la solitude et le manque dans le manque, qu’on y soit rarement aimé sans que l’abandon soit au bout, provoqué ou non, qu’on y soit, plus qu’ailleurs, célibataire ou mal accompagné ? Pourtant, vu de l’extérieur, on a le spectacle de la plus parfaite maîtrise de soi. Tout à l’air d’être en ordre. Le regard sur les autres est aigu, peu indulgent. Tout de suite le défaut de la cuirasse (de l’autre) est perçu. Sans doute parce qu'il sait bien où se faufilent toutes les failles. Car elles sont déjà en lui. A lire ce portrait, on a vite une mauvaise opinion de lui. Mais s'il a l’esprit critique c’est qu'il l'a exercé contre lui-même et qu'il est volontiers sa première cible. Il donne volontiers dans le stoïcisme, mais sait ce que cela lui coûte. il semble mépriser facilement. On le croit hautain, on le juge distant et froid. Il ne faut pas s’y tromper, la vérité est qu'il ne s'aime pas et qu'il se construit tant bien que mal des systèmes de défense. Lorsqu’on le connaît bien, qu’on a accès à son être secret, on découvre sa vigilance, son besoin de tendresse, sa passion, son honnêteté, sa rigueur morale et cette autocensure qui si souvent le paralyse. Son courage aussi. Tout ce qu'il veut vivre et qui lui est refusé parce qu’on ne l'entend pas. Par sa faute, parce que son cri est étouffé par sa propre main. La structure est dure à vivre. Elle l'enferme dans une tour, d’où il voit loin mais où personne ne peut pénétrer. Mais s'il ne s'enferme pas trop dans son bon droit, sa bonne conscience, si il accepte de se remettre en question, si il ne se met pas à l’abri dans sa tour d’ivoire, alors il peut se dépasser lui-même et donner sa mesure. Souvent dans la science où sa persévérance sera sans limite, dans un travail altruiste qui seul le délivre de ses frustrations, dans un travail d’étude et de réflexion, dans une activité politique où il se révèle parfois remarquable. Ou bien encore dans un travail solitaire, comme Pasteur, conscient d’avoir l’éternité devant lui et la résistance de la pierre. Aucune adversité n’a prise sur lui et n’entrave son action. C’est là sans doute, à sa formidable puissance de travail que se reconnaît le pur CAPRICORNE. s'il trouve un but à sa mesure, il se découvre des trésors d’énergie. Il peut soulever des montagnes, user tous les obstacles, décourager l’adversité. Pathologiquement, on trouve en lui toutes les prédispositions du signe : allergies cutanées, humeurs crasses, troubles digestifs, rhumatismes, auto-intoxications diverses, et au bout du compte une belle longévité.

CAPRICORNE ASCENDANT VERSEAU

 

La complicité des deux signes est très positive. Dans cette structure, ce qui dans le CAPRICORNE est le plus novateur, révolutionnaire, passionné de connaissance, se trouve facilement mis au jour par la présence du VERSEAU. L’un puise aux sources de la tradition, l’autre ne craint ni d’innover, ni d’inventer, de découvrir ou d’expérimenter. La cohabitation peut donc être des plus fructueuse. Bien sûr, il peut y avoir une contradiction intime entre le goût de l’aventure et la prudence, entre, surtout, deux rythmes profondément distincts : l’un s’inscrivant dans une durée saturnienne purement continue, sans rupture, l’autre dans un discontinu, comme le pointillé qui s’opposerait au trait. Son destin peut être bousculé, subir des alternances de stabilité et d’errance, de sédentarité et de nomadisme. Sa pensée elle-même opère des retours en arrière, comme si elle prenait son élan dans les profondeurs saturniennes pour mieux se lancer à l’aventure et assumer le risque. Les rapports aux autres y semblent plus faciles grâce au don d’amitié du VERSEAU, que la fidélité du CAPRICORNE fait apprécier encore mieux. Il semble aussi que ce signe aérien, indépendant, se libère plus facilement des frustrations du CAPRICORNE, en soit moins atteint ou se montre capable de les sublimer plus aisément, dans la création, la recherche, la connaissance et, parfois, l’action. Il ne s'enferme jamais dans une voie étroite. Prudent dans sa façon de chercher, patient dans la conduite de son travail. Il aime le secret. Discret, généreux et sympathique, il s'efface volontiers devant les autres mais apprécie qu’on reconnaisse ses mérites, qu’on l'encourage, qu’on le soutienne dans sa quête. Des aspects naïfs, de l’humour et de la gentillesse. Moins grinçant, moins amer que d’autres mais plus intellectuel et moins vital. Il rit volontiers. Très sérieux dans son travail, il supporte mal qu’on doute de lui, qu’on ne lui fasse pas confiance, car il manque d’assurance. affectivement, il se tricote parfois une vie compliquée, ayant à la fois besoin de protéger son indépendance et d’être totalement sûr de l’autre. Il peut faire preuve du plus grand altruisme envers ceux qu'il aime. On ne fait pas appel en vain à son amitié et son sens des responsabilités. Mais il a besoin de liberté et il plie difficilement aux contraintes (celles du mariage par exemple). L’engagement pris cependant est durable. Il se porte bien à partir du moment ou il fait ce qu'il veut faire. Ou quand il a trouvé sa voie. On peut craindre des ennuis de circulation, de mauvaises vertèbres, parfois de troubles cardio-vasculaires et des problèmes affectant les membres inférieurs.

CAPRICORNE ASCENDANT POISSONS

 

Contradiction entre une nature froide, contrôlée, rationnelle, raisonnable, et une nature folle, irrationnelle, sentimentale. La réflexion philosophique peut s’allier au tempérament mystique, avec les conflits intérieurs que cela suppose. Le CAPRICORNE réfléchit, le POISSONS devine. L’un analyse, l’autre se laisse guider par une intuition innée. L’association peut être productive, avec une bonne utilisation de ces deux outils, somme toute complémentaires. Plus affectif qu'il ne veut l’avouer, plus sensible qu'il ne veut le laisser paraître, il se défend parfois avec brusquerie des élans de tendresse qui le poussent vers les autres. Il est déçu trop souvent parce qu'il fait crédit sans discernement, par besoin de faire confiance, de croire en l’être humain. Il défend ce qu'il appelle le droit de justice, avec naïveté. Il y laisse des plumes. Il est à la fois très conscient de ce qu'il fait et soudain indifférent, de façon déroutante, à ce qui peut blesser l’autre. la douche écossaise. Plus à l’aise dans l’amitié que dans l’amour, à cause des blessures reçues tôt, il cache souvent ses vrais sentiments. On le croit plus froid et moins sensuel qu'il n'est. Moraliste, mais avec la mode, aux systèmes de pensée en vogue, il défende des idées simples, un certain humanisme. Au fond, il est un idéaliste qui n’accepte pas toujours de le reconnaître. il ennuie parfois son entourage par sa façon de lui faire la morale : un rien prêcheur, et pas mécontent de culpabiliser un peu son monde. Il rit doucement si on se moque de lui sans méchanceté. Le CAPRICORNE ne tient jamais rigueur de la franchise. Cela fait partie de son système moral. Au fond, il veut bien que tout le monde soit beau et gentil et souffre qu’il n’en soit rien. Il ne s'y résigne jamais tout à fait. Parfois, pourtant, il commet des actions qu'il se reproche… parce qu'il s'est arrangé, sur le mode POISSONS, avec sa conscience et que le CAPRICORNE le contraint à s'avouer sa faute et à battre sa coulpe. Un peu masochiste, il en arrive même à se punir lui-même. Côté cœur, il arrive qu'il fasse le choix d’une vie simple, avec un être judicieusement élu. S'il rencontre des tentations, il y résistez non sans mérite. S'il est célibataire ou libre, il n'a de cesse que quelqu’un l'aime, mais ne croit jamais que cela soit vraiment possible. Il en a pourtant un besoin dévastateur. Il est prêt à donner beaucoup, trop parfois. Il pressent qu'il est mal aimée et déçu, car il sait aussi qu'il fait souvent le mauvais choix et qu'il donne à l’autre plus qu’il ne mérite. Parfois il est maladroit dans ses rapports avec les autres et le sait. Furieuse contre lui-même de son besoin d’amour qu'il sent démesuré, régressif, parce qu'il ne l’envisage que fusionnel. Il aspire au bonheur tout en sachant qu'il le vit comme un désir infantile. Alors parfois, il renonce à tout. Et c’est la tentation mystique ou spirituelle, moins décevante en tant qu’aventure, que toute union humaine. Pourtant, il ne se débarrasse jamais d’un fond de scepticisme, non pour jouer les esprits forts, mais parce que le doute est en lui. Il connait des états dépressifs mais les surmonte presque toujours.